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         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(16)30001-X</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/j.crpv.2015.12.004</article-id>
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               <subject>Paléontologie humaine et préhistoire</subject>
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            <series-title>Processus cognitifs / Cognitive processes</series-title>
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            <article-title>L’Homme préhistorique et la Mort</article-title>
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               <trans-title>Prehistoric Man and Death</trans-title>
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               <aff> UMR 6566 « CReAAH » du CNRS, université de Rennes-1, Rennes, France</aff>
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         <issue-title>Des gènes à la culture / From genes to culture</issue-title>
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            <copyright-statement>© 2016 Académie des sciences. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.</copyright-statement>
            <copyright-year>2016</copyright-year>
            <copyright-holder>Académie des sciences</copyright-holder>
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                        Full (PDF)
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         <abstract abstract-type="author">
            <p id="spar0005">Quelles sont les prémices d’une conception humaine de la mort ? Les sépultures et les rites funéraires que l’on retrouve, et les représentations figuratives nous fournissent quelques indices, à interpréter avec prudence.</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p id="spar0010">What are the beginnings of the human conception of death? The graves and funeral rites which we find and the figurative representations may give us some indications to be interpreted with caution.</p>
         </trans-abstract>
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            <unstructured-kwd-group>Sépulture, Pratique funéraire, Art paléolithique, Métaphysique, Transcendance</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
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            <unstructured-kwd-group>Grave, Funeral rite, Palaeolithic art, Metaphysics, Transcendence</unstructured-kwd-group>
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               <meta-value>Géré par Marcel Otte</meta-value>
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   <body>
      <sec id="sec0005">
         <label>1</label>
         <title id="sect0025">Introduction</title>
         <p id="par0005">C’est un curieux propulseur en bois de renne. Publié par Émile <xref rid="bib0095" ref-type="bibr">Cartailhac (1889)</xref>, il provient du Mas d’Azil (Ariège), site célèbre pour ses collections d’art mobilier d’un grand réalisme (<xref rid="bib0245" ref-type="bibr">Piette et Pilloy, 1907</xref> ; <xref rid="bib0285" ref-type="bibr">Thiault et Roy, 1996</xref>). Deux têtes de cheval en ronde-bosse et une en haut-relief sont disposées de manière rayonnante autour de la perche (<xref rid="fig0005" ref-type="fig">Fig. 1</xref>). L’une représente un cheval à l’écoute, les oreilles dressées. L’autre, un cheval à la gueule ouverte, à l’œil vitreux, sans doute mort ou agonisant. Le troisième enfin, est une tête décharnée. La première tête et la deuxième sont en position inversée l’une par rapport à l’autre, ce qui pourrait souligner une opposition vie/mort. Cette surprenante « vanité » magdalénienne – datée autour de 15 000 ans) – est peut-être le seul exemple d’une réflexion sur la vie et son achèvement que nous ait légué le Paléolithique supérieur. <italic>Memento mori</italic>. « Souviens-toi que tu vas mourir. ». Cette terrible malédiction (nous serions les seuls animaux à comprendre que nos jours sont comptés) suffirait à faire de nous des humains, c’est-à-dire des êtres particuliers, sujets à l’angoisse devant une existence que nous n’avons pas demandée, et qui nous semble absurde à bien des égards. D’où l’espoir fou caressé par certains d’entre nous que la mort ne serait qu’une étape, qu’il existerait quelque chose <italic>après</italic>. Et le respect du cadavre, qui n’est pas qu’un paquet de viande morte, mais le support du souvenir d’une personne disparue.</p>
         <p id="par0010">Le romancier Vercors, dans son célèbre roman <italic>Les Animaux dénaturés</italic> (<xref rid="bib0315" ref-type="bibr">1952</xref>), aborde la question de manière frontale. Une population d’êtres primitifs, les Tropis (dans lesquels les préhistoriens auront reconnu des Australopithèques), a été découverte dans une région minière. La question est de savoir si ce sont des hommes ou des animaux. Si ce ne sont que des bêtes, l’entreprise qui exploite le gisement pourra les utiliser comme sa propriété, pour transporter les sacs de minerai ou creuser les galeries. Mais si ce sont des hommes, alors ils ont des droits et il faudra leur verser un salaire. Les industriels sont sur le point de gagner l’opinion. C’est alors que le héros fait un choix radical. Il tue son propre fils, qu’il a eu avec une femme (une femelle ?) Tropi. S’ensuit un procès pour déterminer s’il s’agit d’un meurtre ou pas. Si les Tropis sont des hommes, le héros sera reconnu coupable d’assassinat, et devra être exécuté. Finalement, le roman s’achève par une pirouette juridique : les Tropis sont officiellement déclarés comme des êtres humains, mais cette reconnaissance n’étant pas rétroactive, puisque les Tropis ne l’étaient pas au moment des faits, le héros est acquitté ! Vercors en tire cette morale : « <italic>L’humanité ressemble à un club très fermé : ce que nous appelons humain n’est défini que par nous seuls. Nos règlements intérieurs ne sont valables que pour nous seuls.</italic> » La question devient alors : quand ces règlements ont-ils été établis ?</p>
         <p id="par0015">Vercors est également le traducteur, avec son épouse Rita Barisse, du roman désopilant de Roy Lewis, <italic>Pourquoi j’ai mangé mon père</italic> (<xref rid="bib0210" ref-type="bibr">1990</xref>), dans lequel le héros finit par tuer son géniteur parce qu’il veut « démocratiser » ses inventions et les faire partager à d’autres clans. Une version humoristique du mythe élaboré par Sigmund Freud dans <italic>Totem et tabou</italic> (<xref rid="bib0145" ref-type="bibr">Freud, 2014</xref>). On le voit : mort, meurtre et rite funéraire sont associés dans l’émergence fantasmée de l’Humanité. Un mythologue pourrait remonter jusqu’à l’épopée de Gilgamesh et à l’assassinat d’Enkidu (<xref rid="bib0010" ref-type="bibr">Anonyme, 1992</xref>). Mais nous sommes préhistorien et il nous faut renoncer au confort de l’écrit.</p>
      </sec>
      <sec id="sec0010">
         <label>2</label>
         <title id="sect0030">Problématique</title>
         <sec>
            <p id="par0020">Le genre <italic>Homo</italic> existe depuis au moins 2,8 millions d’années (<xref rid="bib0320" ref-type="bibr">Villmoare et al., 2015</xref>). Mais <italic>Homo</italic> était-il déjà humain ? Avait-il conscience de sa mort et de celle des autres ? Quelles seraient les preuves archéologiques qui nous fourniraient un top départ, ou au moins un jalon chronologique (<xref rid="bib0235" ref-type="bibr">Pigeaud, 2016</xref>) ?</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0025">Il nous faut auparavant faire un détour par le monde animal. Le primatologue Frans de Waal s’attache à démontrer depuis plusieurs années que les animaux sont doués d’empathie et capables de comportements altruistes. Il cite un comportement de deuil chez une éléphante : « <italic>Grace (…) remet sur ses pieds Eleanor, trois tonnes, qui est tombée, puis essaie de la faire marcher en la poussant. Mais Eleanor retombe et, finalement, meurt, tandis que Grace émet des sons, les glandes temporales ruisselantes — signe de profonde détresse</italic>. (…) <italic>Matriarches de troupeaux différents</italic>, (elles) <italic>n’avaient probablement aucun lien de parenté</italic> » (de <xref rid="bib0325" ref-type="bibr">Waal, 2013</xref>, p. 46). Mais les exemples les plus nombreux se rencontrent parmi des populations de chimpanzés sauvages ou en captivité. Dans la forêt de Ta (Côte d’Ivoire), le 8 mars 1989, douze chimpanzés veillent sur le corps d’une jeune femelle pendant six heures ; le 23 mars 1991, une mère chimpanzé veille et transporte le corps de son fils pendant trois jours ; deux femelles « chantent » au-dessus du cadavre (<xref rid="bib0080" ref-type="bibr">Boesch et Boesch-Aschermann, 2000</xref>). À Chimfunshi (Zambie), une autre mère chimpanzé transporte le corps sans vie de son enfant pendant plus d’une journée ; elle le dispose ensuite sur le sol et caresse son visage. Elle l’apporte enfin à un groupe de chimpanzés qu’elle observe en train de regarder le cadavre (<xref rid="bib0100" ref-type="bibr">Cronin et al., 2011</xref>). À Bossou (Guinée), des femelles chimpanzés transportent le cadavre de leur enfant durant plusieurs semaines (<xref rid="bib0075" ref-type="bibr">Biro et al., 2010</xref>). Dans un parc zoologique, en Écosse, trois femelles chimpanzés assistent une femelle âgée durant ses derniers moments, puis semblent déprimées pendant plusieurs jours (<xref rid="bib0005" ref-type="bibr">Anderson et al., 2010</xref>).</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0030">Certains animaux partagent donc avec nous une forme d’empathie pour la souffrance et la mort d’autrui, et peuvent même partager des sentiments par contagion émotionnelle. Le cadavre est également respecté. S’exprime ainsi un comportement de deuil assez semblable au nôtre. Avec deux différences importantes cependant : la faible durée de ce comportement, qui ne dépasse pas quelque semaines dans le meilleur des cas ; et l’absence de traitement funéraire. Le corps n’est ni transformé ni enterré. Il finit abandonné sur place, comme un objet devenu inutile.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0035">Si donc nous voulons identifier les prémices d’une conception humaine de la mort, il nous faut rechercher des indices d’une volonté de conserver le corps du défunt, soit dans son intégralité, soit par fragments ou morceaux, ainsi qu’un traitement funéraire, signe que le cadavre est respecté ou au moins identifié comme le reste ou le souvenir de quelqu’un qui fut.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0015">
         <label>3</label>
         <title id="sect0035">Le squelette ne suffit pas</title>
         <sec>
            <p id="par0040">On pourrait croire que découvrir un corps enterré suffit à prouver l’existence de pratiques funéraires. Il n’en est rien. D’abord, il faut prouver que l’inhumation fut volontaire. Ensuite, que celle-ci avait pour but la préservation du cadavre, et non une pratique hygiénique pour assainir l’atmosphère du campement. Les polémiques du début de la science préhistorique sont symptomatiques à ce point de vue (<xref rid="bib0125" ref-type="bibr">Groenen, 1994</xref>). Dans le contexte de la « guerre des écoles » et de l’affirmation militante de la laïcité, qui aboutit à la Loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905, laïcards et partisans de la calotte s’affrontent sur la question des sépultures. Qui dit inhumation dit rite funéraire, donc religion, donc prêtres, donc emprise sur les âmes — inacceptable pour les partisans de la liberté totale, idolâtres rousseauistes d’un hypothétique âge d’or où l’Homme était directement en prise avec la nature ! Pour <xref rid="bib0225" ref-type="bibr">Massénat et al. (1872)</xref>, le squelette de Laugerie-Basse (Dordogne) est celui d’un « <italic>homme écrasé</italic> ». Pour Elie <xref rid="bib0265" ref-type="bibr">Rivière (1873)</xref>, celui du Cavaillon (Baoussé-Roussé, Italie) est un « <italic>homme surpris pendant le sommeil</italic> ». C’est la découverte de La Chapelle aux Saints, en Corrèze (pourtant effectuée par des prêtres !), qui mit tout le monde d’accord. Ce qu’ils ont mis au jour le 3 août 1908 est incontestablement une sépulture (<xref rid="bib0055" ref-type="bibr">Beauval et al., 2005</xref> ; <xref rid="bib0085" ref-type="bibr">Bouyssonie et al., 1908</xref>). L’homme a été disposé d’une certaine façon, dans une fosse creusée, avec des objets associés. La messe est dite ! La pratique sépulcrale chez les Néandertaliens mit plus de temps à être acceptée, certains préhistoriens ne les trouvant pas assez « humains » pour cela. C’est le progrès des techniques de fouilles qui finira par l’imposer comme une évidence (<xref rid="bib0230" ref-type="bibr">Masset, 2000</xref>, p. 56).</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0020">
         <label>4</label>
         <title id="sect0040">Premiers indices</title>
         <sec>
            <p id="par0045">Les sépultures les plus anciennes formellement identifiées sont celles de Skhul et Qafzeh (Israël) ; elles contiennent des hommes anatomiquement modernes et sont datées entre 130 000 et 110 000 ans (pour Skhul, cf. <xref rid="bib0130" ref-type="bibr">Grün et al., 2005</xref>) et 92 000 ans (pour Qafzeh, cf. <xref rid="bib0270" ref-type="bibr">Schwarcz et al., 1988</xref>). Mais le plus ancien témoignage d’une pratique funéraire est le site de la Sima de los Huesos (Atapuerca, Espagne), daté de 430 000 ans (<xref rid="bib0020" ref-type="bibr">Arnold et al., 2014</xref>). Dans un puits karstique d’une douzaine de mètres, près de 6500 fossiles humains correspondant à un NMI de 28 individus — 1 enfant (1–5 ans), 9 adolescents (11–15 ans), 9 jeunes adultes, (16–20 ans), 5 autres adultes (21–30 ans) et 4 individus au-delà de 31 ans — ont pour le moment été identifiés (<xref rid="bib0065" ref-type="bibr">Bermúdez de Castro et Nicolas, 1997</xref>). Ils appartiennent tous à l’espèce <italic>Homo heidelbergensis</italic>. Les études stratigraphiques et taphonomiques donnent à penser qu’il ne s’agirait pas du résultat d’une catastrophe naturelle ni d’une épidémie, mais bien d’un dépôt funéraire de cadavres jetés là suivant une fréquence qui reste à déterminer (<xref rid="bib0015" ref-type="bibr">Aranburu et al., 2016</xref>). Argument supplémentaire : un seul objet manufacturé a été découvert associé aux fossiles humains (<xref rid="fig0010" ref-type="fig">Fig. 2</xref>). Il s’agit d’un biface de grande taille, façonné à partir d’un galet de quartzite veiné brun-rouge clair. « <italic>L’analyse microscopique de l’usure n’a pu démontrer de façon concluante que cet objet avait été utilisé, en raison de l’érosion de ses bords ; cependant il semblerait clair qu’il n’a pas été fait pour être utilisé dans la Sima, puisqu’il ne s’agissait pas d’un site d’occupation. De plus l’outil a été fabriqué dans un quartzite de très bonne qualité, un type de roche rarement choisi</italic> (…). <italic>En outre, l’instrument de la Sima révèle un procédé de fabrication complexe avec 2 phases de configuration au percuteur tendre. Les bifaces représentent les outils les plus complexes et les plus significatifs du Mode 2 ou technologie acheuléenne. Ainsi, la possibilité que le biface de la Sima ait été intentionnellement associé à l’ensemble des vestiges humains à un moment du dépôt des hominidés doit-elle être considérée</italic> » (<xref rid="bib0090" ref-type="bibr">Carbonell et al., 2003</xref>, p. 11). Ce biface, surnommé avec humour « Excalibur » par les préhistoriens espagnols, serait donc le plus ancien dépôt funéraire connu de l’Humanité.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0050">Il nous faut dire un mot de l’impressionnante découverte des grottes de Rising Star (Afrique du Sud). Dans une salle d’accès difficile, <italic>Dinaledi Chamber</italic>, à 30 m de profondeur, une équipe dirigée par Lee R. Berger a découvert plus de 1550 os attribuables à au moins 15 individus, identifiés comme appartenant à une nouvelle espèce : <italic>Homo naledi</italic> (<xref rid="bib0060" ref-type="bibr">Berger et al., 2015</xref> ; <xref rid="bib0120" ref-type="bibr">Dirks et al., 2015</xref>). S’agit-il là aussi d’un dépôt funéraire (<xref rid="fig0015" ref-type="fig">Fig. 3</xref>) ? Le problème est que les fossiles ne sont pas encore datés et que, pour le moment, il n’existe pas de consensus sur la manière dont les cadavres sont arrivés dans la salle : transportés par leurs semblables à partir d’une entrée aujourd’hui comblée ? ou engloutis lors d’une catastrophe naturelle ?</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0025">
         <label>5</label>
         <title id="sect0045">Au-delà du cadavre</title>
         <sec>
            <p id="par0055">L’archéologue fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Mais il ne doit pas oublier tout ce qui a disparu et dont il ne peut soupçonner la présence. L’inhumation n’est pas la seule manière de traiter le corps du défunt : celui-ci peut être incinéré, ou abandonné aux bêtes sauvages ; il peut également être consommé, dans des cas de cannibalisme rituel. Enfin, les os peuvent être découpés et utilisés comme parure. N’oublions pas également les cas de sépulture secondaire, lorsque les restes du cadavre enterré ou incinéré ou dévoré sont remobilisés pour être stockés ailleurs (<xref rid="bib0105" ref-type="bibr">Crubézy, 2000</xref>, p. 22–23).</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0060">Hormis l’exposition aux bêtes sauvages et l’incinération, dont l’intentionnalité est difficile à prouver, les autres cas se rencontrent en préhistoire. Nous ne citerons que quelques exemples emblématiques, renvoyant le lecteur à des études plus exhaustives (par exemple <xref rid="bib0070" ref-type="bibr">Binant, 1991</xref>, <xref rid="bib0110" ref-type="bibr">Defleur, 1997</xref> ; <xref rid="bib0240" ref-type="bibr">Pettitt, 2013</xref>, <xref rid="bib0290" ref-type="bibr">Tillier, 2009</xref>). Le décharnement du corps (indication peut-être d’un cannibalisme, mais ce n’est pas prouvé) est attesté chez Neandertal, en particulier sur le site de Krapina (130 000 ans, cf. <xref rid="bib0260" ref-type="bibr">Rink et al., 1995</xref>), en Croatie (<xref rid="bib0200" ref-type="bibr">Lemort, 1988</xref>). Un cas de sépulture remaniée est cité à Kebara (Israël, entre 49 000 et 47 000 ans, cf. <xref rid="bib0250" ref-type="bibr">Rebollo et al., 2011</xref>), pour un Néandertalien dont la tête a été prélevée (<xref rid="bib0045" ref-type="bibr">Bar-Yosef et al., 1992</xref>). Pour l’utilisation des restes humains comme parure ou sépulture secondaire, deux études récentes semblent indiquer qu’à l’Aurignacien (entre 40 000 et 29 000 ans environ), période où les inhumations semblent rares, voire inexistantes (<xref rid="bib0185" ref-type="bibr">Hublin, 2010</xref>), cette pratique fut privilégiée dans certains cas. Sur le site de La Crouzade (Aude), un frontal présente des stries de découpe (<xref rid="bib0175" ref-type="bibr">Henry-Gambier et Sacchi, 2008</xref>). À Brassempouy (Landes), un fragment de crâne présente des « <italic>cassures effectuées vraisemblablement sur os frais</italic> » et quatre dents adultes dont les racines furent perforées ou rainurées intentionnellement (<xref rid="bib0170" ref-type="bibr">Henry-Gambier et al., 2004</xref>). D’autres dents perforées de la même époque sont connues à Isturitz (Pyrénées-Atlantiques) et à La Combe (Dordogne) (<xref rid="bib0180" ref-type="bibr">Henry-Gambier et White, 2006</xref>). « <italic>Ces traces sont les seuls indices univoques d’un traitement du cadavre à l’Aurignacien. Elles peuvent bien sûr correspondre à des comportements sans lien avec des pratiques funéraires. Toutefois, en l’absence de sépultures primaires aurignaciennes, il est possible que ces altérations anthropiques soient l’aboutissement de comportements funéraires. D’autres découvertes sont bien évidemment nécessaires pour valider cette hypothèse</italic> » (<xref rid="bib0175" ref-type="bibr">Henry-Gambier et Sacchi, 2008</xref>, p. 98).</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0030">
         <label>6</label>
         <title id="sect0050">Pas tout seul</title>
         <sec>
            <p id="par0065">Les sépultures néandertaliennes (<xref rid="fig0020" ref-type="fig">Fig. 4</xref>) sont aujourd’hui bien connues et étudiées (<xref rid="bib0300" ref-type="bibr">Vandermeersch et al., 2008</xref>). Les sites de Shanidar (Irak, entre 60 000 et 40 000 ans) et de La Ferrassie (Dordogne, entre 54 000et 40 000 ans environ, cf. <xref rid="bib0135" ref-type="bibr">Guérin, 2015</xref>) présentent des cas de sépultures multiples où plusieurs défunts d’âges différents ont été inhumés au même endroit, suivant une périodicité qui reste à déterminer. Au Gravettien (entre 29 000et 23 000 ans), nous avons des cas de sépultures doubles ou triples en Italie et en Europe centrale et orientale, par exemple sur les sites de Grimaldi, Sungir et Kostienki, voire multiple comme à Cro-Magnon (<xref rid="bib0160" ref-type="bibr">Henry-Gambier, 2013</xref>). La question, très débattue, est de savoir si les personnes enterrées ensemble le furent sur un strict pied d’égalité, ou s’il s’agit déjà de manifestations du phénomène des « morts d’accompagnement » (<xref rid="bib0280" ref-type="bibr">Testart, 2004</xref>), manifesté par un positionnement asymétrique des corps, l’un ayant un statut social supérieur à l’autre. La tombe des Enfants de Grimaldi est exemplaire à ce point de vue, puisqu’elle renferme deux enfants, dont l’un serait mort suite à une carence en vitamine D, et l’autre tué (assassiné ?) par un projectile (<xref rid="bib0155" ref-type="bibr">Henry-Gambier, 2001</xref>). Le second a-t-il été tué pour « accompagner » le premier dans la mort ?</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0035">
         <label>7</label>
         <title id="sect0055">Des tombes bien remplies</title>
         <sec>
            <p id="par0070">Le ou les morts sont la plupart du temps enterrés avec des objets qui peuvent ressortir à différentes catégories (<xref rid="bib0070" ref-type="bibr">Binant, 1991</xref>) : propriétés du défunt qu’il emporte avec lui ; cadeaux de la part des vivants ; « coquetterie funéraire », c’est-à-dire ornement de la tombe, que ce soit par la disposition d’objets remarquables ou un coffrage, ou bien de la parure, ou le saupoudrage de matière colorante ; « trousse de voyage », ou nécessaire (outils et pièces de viande ou nourriture végétale) pour que le défunt puisse vivre et circuler dans l’Au-delà. Il est difficile pour le préhistorien d’aller aussi loin dans l’analyse. Tout au plus peut-il décrire précisément ce qu’il a mis au jour. Les exemples sont nombreux, parfois spectaculaires comme la sépulture de la « Dame de Saint-Germain-La-Rivière » (Gironde) avec son coffrage et son mobilier qu’on dirait d’apparat (<xref rid="bib0310" ref-type="bibr">Vanhaeren et d’Errico, 2003</xref>), ou le plastron en dentales du garçon de La Madeleine (Dordogne, <xref rid="bib0305" ref-type="bibr">Vanhaeren, M., d’Errico, F. 2001</xref>). Les analyses extrêmement fouillées d’aujourd’hui autorisent des observations plus fines, permettant par exemple de confirmer l’existence d’un dépôt de fleur dans la tombe néandertalienne d’El Mirón en Cantabrie (60 000 ans, cf. <xref rid="bib0190" ref-type="bibr">Iriarte-Chiapusso et al., 2015</xref>), alors que celui de Shanidar IV fait encore débat (<xref rid="bib0205" ref-type="bibr">Leroi-Gourhan, Arl., 1975</xref>). Il est possible d’étudier le mode de collecte des dents animales et des coquillages, comment ils ont été sélectionnés suivant le sexe et la taille, puis préparés et, éventuellement, assemblés. Se pose alors la question des inégalités de traitement suivant les défunts, et donc celle de possibles inégalités sociales (<xref rid="bib0150" ref-type="bibr">Hayden, 2008</xref> and <xref rid="bib0310" ref-type="bibr">Vanhaeren et d’Errico, 2003</xref>).</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0040">
         <label>8</label>
         <title id="sect0060">La mort en images, l’image de la mort</title>
         <sec>
            <p id="par0075">La violence est certes présente, quoique peu identifiée dans les vestiges archéologiques, à l’époque paléolithique (<xref rid="bib0140" ref-type="bibr">Guilaine et Zammit, 2001</xref>). Mais elle est encore plus rare dans les représentations. Un inventaire sévère de Michel <xref rid="bib0220" ref-type="bibr">Lorblanchet (2009)</xref> a réduit à trois occurrences les images d’hommes blessés ou tués : deux à Cougnac, et un au Pech-Merle (Lot). Quant au thème du « chasseur en difficulté », chargé ou frappé par un animal, on ne le retrouve que dans quelques sites : sur le galet du Péchialet (Dordogne), où un chasseur prend une gifle de la part d’un ours dressé, sur les parois du Roc-de-Sers (Charente), avec un homme armé d’une sagaie poursuivi par un ovibos, dans le Puits de Lascaux et dans la grotte de Villars (Dordogne), où un anthropomorphe est chargé par un bison. La mort semble inévitable, mais elle n’est pas représentée. De même, la rareté des animaux blessés (<xref rid="bib0040" ref-type="bibr">Baffier, 1990</xref>) semble exclure toute violence cynégétique.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0080">Il a été remarqué de longue date que les animaux figurés de l’art paléolithique étaient le plus souvent représentés les extrémités des membres flottant dans l’espace, sans ligne de sol matérialisée, parfois même sur le dos ou en position verticale (<xref rid="bib0255" ref-type="bibr">Ricol, 1973</xref>). D’où l’idée qu’il pouvait s’agir d’animaux morts, croqués par les artistes paléolithiques en vue zénithale (<xref rid="bib0195" ref-type="bibr">Leason, 1939</xref>). Par ailleurs, certains animaux ont des traits qui leur sortent des naseaux : souffle d’air ou filets de sang ? Brigitte et Gilles <xref rid="bib0115" ref-type="bibr">Delluc (1989)</xref> ont démontré qu’il existait finalement très peu d’exemples certains de représentations d’animaux morts ou agonisants. Et les travaux de Marc <xref rid="bib0030" ref-type="bibr">Azéma (2010)</xref> ont mis en évidence que la représentation du mouvement, et donc de la vie, est au centre des préoccupations des artistes. Pourtant, il existe quelques faits troublants, comme la langue tirée du quatrième grand taureau de la Rotonde de Lascaux (Dordogne), signe d’agonie pour les éthologues spécialistes des bovidés (<xref rid="bib0275" ref-type="bibr">Soubeyran, 1991</xref>) — et les amateurs de tauromachie ! La couleur rouge des traits rayonnant du naseau du rhinocéros laineux du panneau des Félins de la grotte Chauvet (Ardèche, 36 000 ans) peut laisser penser que cet animal crache le sang (<xref rid="fig0025" ref-type="fig">Fig. 5</xref>). Ne faisons donc pas de généralisation abusive : l’art paléolithique est naturaliste, au sens qu’il reproduit une sélection de la vie animale. Et la mort fait partie de la vie. Il n’est donc pas surprenant de la rencontrer. L’analyse proposée par Marc <xref rid="bib0035" ref-type="bibr">Azéma (2015)</xref> des constructions symboliques de la Salle du Fond de Chauvet en est une belle confirmation : on suit sur les parois le déroulé d’un cycle de la vie de lions des cavernes, depuis les prémices de l’accouplement jusqu’à l’affût, puis la chasse, enfin le repas, avec un lion qui broie la nuque d’un bison (<xref rid="fig0030" ref-type="fig">Fig. 6</xref>).</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0045">
         <label>9</label>
         <title id="sect0065">La boucle est bouclée</title>
         <sec>
            <p id="par0085">La mort est pourtant présente dans les grottes ornées, de la manière la plus brutale : le dépôt de cadavres devant les parois, à même le sol ou dans des dépressions creusées pour l’occasion. Deux cas sont pour le moment connus : la grotte de Cussac (Dordogne, autour de 21 000 ans, cf. <xref rid="bib0025" ref-type="bibr">Aujoulat et al., 2001</xref>) et celle de Vilhonneur (Charente, entre 27 000 et 28 500 ans, cf. <xref rid="bib0165" ref-type="bibr">Henry-Gambier et al., 2007</xref>). Certes, aucune connexion directe ne peut être réalisée entre les fossiles humains et les représentations. Cependant, le style de ces dernières (si tant est que le style signifie encore quelque chose…) semble correspondre aux datations directes effectuées sur les ossements, à savoir la période gravettienne. Le caractère unique de ces dépôts d’un genre particulier, sans inhumation, renforce l’idée d’un lien entre les défunts et les motifs représentés (animaux et anthropomorphes à Cussac, visage humain, main négative et points pour Vilhonneur).</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0090">Autre exemple d’utilisation symbolique de restes humains en grotte : dans celle d’Oblazowa en Pologne (23 000 ans environ, cf. <xref rid="bib0330" ref-type="bibr">Valde-Nowak, 2003</xref>), un espace a été aménagé au fond d’une salle. Derrière un cercle de pierres, un boomerang en ivoire de mammouth, des coquillages et des dents de renard perforées ont été disposés, puis saupoudrés d’ocre rouge. Avec eux, une phalangine et une phalangette humaines (<xref rid="bib0295" ref-type="bibr">Trinkaus et al., 2014</xref>). Nous sommes également au Gravettien, époque où décidément, les mains (réelles ou figurées) sont très sollicitées.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec0050">
         <label>10</label>
         <title id="sect0070">Conclusion</title>
         <sec>
            <p id="par0095">Il n’était pas question de faire ici une synthèse des pratiques funéraires au Paléolithique, mais de dégager quelques idées fortes et de proposer des pistes de réflexion. De toute évidence, l’Homme est préoccupé par la Mort depuis très longtemps, au moins depuis <italic>Homo heidelbergensis</italic>. Il a d’abord dû s’interroger sur celle des autres, avant de s’intéresser à la sienne propre. Pourquoi et comment la personne qui animait ce paquet de viande a-t-elle disparu ? Nous avons vu que le respect du cadavre et la tristesse du deuil sont éprouvés par d’autres animaux. Mais nous autres, humains, avons installé ce comportement dans la durée, préservant le corps du défunt ou l’enveloppant dans des rites complexes. Il est probable que ce fut en parallèle avec le développement de la mémoire à long terme, siège de l’hippocampe, puis du néocortex. Et encore, tous les défunts ne furent pas inhumés, puisque les sépultures retrouvées sont finalement assez rares, par rapport à la densité de population estimée. Peut-être la majorité des trépassés faisait-elle l’objet d’autres traitements (exposition, incinération ou autre) ?</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0100">Jusque-là, pas besoin de métaphysique. Quand l’Homme a-t-il imaginé une vie après le trépas ? En l’absence de traces écrites, nous ne le saurons probablement jamais. Les ethnologues comme Alain <xref rid="bib0280" ref-type="bibr">Testart (2004)</xref> nous ont appris à nous méfier des évidences. Un outil posé dans une fosse à côté d’un cadavre ne veut pas dire que les fossoyeurs croyaient que le défunt s’en servirait dans l’Au-delà. Il est aventureux d’inférer des croyances et des comportements à partir de sources antiques (comme Hérodote ou Pline l’Ancien, pour ne citer que les plus communément utilisées) concernant des sociétés qui n’ont économiquement et culturellement rien de commun. De la même manière, la richesse du mobilier d’une tombe et la sélection des âges ou du sexe de son ou ses occupants ne signifie nullement que ceux-ci occupaient un rang social élevé, mais simplement que leur corps a été investi d’une charge symbolique forte par leur communauté. Ils représentent quelque chose, qui n’a peut-être rien à voir avec ce qu’ils étaient de leur vivant. La seule information sociale que je peux tirer de la sépulture de l’enfant de La Madeleine, c’est qu’il était aimé. La tristesse des parents se devine dans chaque objet qui l’accompagne. C’est peu, c’est décevant. Mais c’est ainsi.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0105">De même, dans l’art paléolithique, la mort est présente, mais en tant que composante de la vie. Il n’existe, en tout cas formellement identifiable, de représentation de morts autres que les trois anthropomorphes lardés de traits de Cougnac et Pech-Merle. Morts symboliques sans doute (ces personnages ne semblent pas tout à fait humains), mais sans indication d’une suite du récit ni d’une quelconque transcendance. Seuls peut-être les cadavres déposés au pied des parois ornées de Cussac et Vilhonneur indiquent-ils un lien profond entre les mythes et les personnes, comme placées sous leur protection. À moins qu’il ne s’agisse des auteurs des représentations, qui ont voulu dormir pour l’éternité devant leurs œuvres…</p>
         </sec>
         <sec>
            <p id="par0110">Pour autant, la métaphysique se trouve peut-être ailleurs. Que l’on me permette, en conclusion, de sortir un instant du domaine de la science pour verser en philosophie et évoquer Georges <xref rid="bib0050" ref-type="bibr">Bataille (1955)</xref>. Pour le grand écrivain de la douleur, obsédé par le deuil et la nécrophilie, l’Homme préhistorique accède à l’Humanité par une série de « transgressions ». La plus grande étant bien sûr la transgression de la mort. Georges Bataille pensait que l’artisan préhistorique, de même que l’artiste, savait que le biface ou le dessin qu’il venait de façonner allait lui survivre. Le ou les auteurs des panneaux de la grotte Chauvet savaient que leurs chefs-d’œuvre subsisteraient longtemps après leur mort, même s’ils ne se doutaient pas qu’ils dureraient 36 000 ans ! Ils les ont conçus comme tels. C’est en tout cas mon opinion personnelle, motivée par le soin évident que les artistes préhistoriques ont mis dans la finition de la majorité de leurs œuvres, et ce qu’on peut déduire du « mode d’utilisation » (<xref rid="bib0215" ref-type="bibr">Lorblanchet, 1994</xref>) des grottes ornées, souvent fréquentées pendant plusieurs millénaires (exemple de Cougnac), avec un respect des œuvres antérieures. Là est le point de convergence avec nos ancêtres. Sans avoir lu le <italic>Banquet</italic> et le <italic>Phédon de Platon</italic>, ils savaient qu’il n’y a que deux moyens de survivre : à travers ses enfants ou par ses réalisations.</p>
         </sec>
      </sec>
   </body>
   <back>
      <ack>
         <title id="sect0075">Remerciements</title>
         <p id="par0115">Je remercie Florian Berrouet pour sa relecture amicale et attentive.</p>
      </ack>
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      <fig id="fig0005">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p id="spar0015">Propulseur aux trois têtes de chevaux. Mas d’Azil (Ariège). Collection Piette. Musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).</p>
         </caption>
         <caption xml:lang="en">
            <p id="spar0020">Spear-thrower with three horse-heads. Mas d’Azil (Ariège, France). Collection Piette. Musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye (Yvelines, France).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr1.jpg"/>
         <attrib>
            <sup>©</sup> RMN-Grand Palais (musée d’Archéologie nationale)/Martine Beck-Coppola.</attrib>
      </fig>
      <fig id="fig0010">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p id="spar0025">Vue frontale du biface trouvé à la Sima de los Huesos (Atapuerca, Espagne).</p>
         </caption>
         <caption xml:lang="en">
            <p id="spar0030">Frontal view of a handaxe, found at the Sima de los Huesos (Atapuerca, Spain).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr2.jpg"/>
         <attrib>
            <sup>©</sup> Atapuerca Research Team.</attrib>
      </fig>
      <fig id="fig0015">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p id="spar0035">Évocation du dépôt des corps dans <italic>Dinaledi Chamber</italic>.</p>
         </caption>
         <caption xml:lang="en">
            <p id="spar0040">Évocation of the deposit of dead bodies in Dinaledi Chamber (South Africa).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr3.jpg"/>
         <attrib>Dessin : Éric Le Brun.</attrib>
      </fig>
      <fig id="fig0020">
         <label>Fig. 4</label>
         <caption>
            <p id="spar0045">Carte de l’Eurasie, avec les gisements livrant des sépultures primaires de Néandertaliens ou d’hommes anatomiquement modernes du Paléolithique moyen. Infographie : F. Lacrampe-Cuyaubère.</p>
         </caption>
         <caption xml:lang="en">
            <p id="spar0050">Map of Eurasia with the indication of the deposit fields with primary graves of Neanderthal men or anatomically modern men of the Middle Palaeolithic.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr4.jpg"/>
         <attrib>
            <sup>©</sup> Archéosphère SARL, Bordeaux.</attrib>
      </fig>
      <fig id="fig0025">
         <label>Fig. 5</label>
         <caption>
            <p id="spar0055">Rhinocéros laineux qui semble se vider de son sang (?). Grotte Chauvet (Ardèche). Panneau des Félins. Salle du Fond.</p>
         </caption>
         <caption xml:lang="en">
            <p id="spar0060">Wooly rhinoceros which seems to loose all its blood. Chauvet cave (Ardèche, France), panel of felines, hall at the far end.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr5.jpg"/>
         <attrib>Photo Jean Clottes/ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Rhône-Alpes, conservation régionale des Monuments historiques.</attrib>
      </fig>
      <fig id="fig0030">
         <label>Fig. 6</label>
         <caption>
            <p id="spar0065">Constructions symboliques identifiées dans la Salle du Fond de la Grotte Chauvet (Ardèche).</p>
         </caption>
         <caption xml:lang="en">
            <p id="spar0070">Symbolic constructions identified in the hall at the far end of the Chauvet Cave.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr6.jpg"/>
         <attrib>D’après <xref rid="bib0035" ref-type="bibr">Azéma, 2015</xref>.</attrib>
      </fig>
   </floats-group>
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